Evidement, malgré cela, je ne vais certainement pas cacher le bonheur et l'hystérie qui m'a envahie au coup de sifflet final. Après un matches des plus long et difficile à vivre, 2h30 où nos nerfs ont été mit à très rude épreuve, savoir ma patrie participer au prochain mondial est un soulagement sans precedant, une joie démesurée et incontrôlable. Ce même si une fois le recul de pris et une bonne nuit de sommeil, l'euphorie laisse place aux remords, ainsi qu'à un malaise emmerdant. C'est là toute la complexité et la perversité de cet incroyable paradoxe. Dans cette histoire, ma plus grande fierté sera d'avoir toujours été derrière cette équipe, d'avoir coûte que coûte cru en eux et en cette qualification. C'était l'objectif premier, il est atteinds. Malgré cette énorme goût d'amertume et ce sentiment de partir les mains sale empestant la tricherie. Le voyage en Afrique du Sud, il est là ! Contentons-nous de ça, de fermer nos bouches et d'assumer dans quelles circonstances on l'a gagné, point. Parce qu'au final, quoi qu'on en pense, qu'on en dise, que l'on soit de ceux qui hurlent au scandale ou qui défendent nos 13 acteurs ayant participé à ce match, la réputation de celui-ci nous suivra très, très longtemps, l'histoire est faite.
félicitations et ma plus grande compation.
Concernant la fameuse et désormais célèbre main de Thierry Henry... Comment peut-on aviser de dire " moi, je ne l'aurai pas fait. " COMMENT ? Comment en êtes-vous si sûr ? Comment pouvez-vous être si catégorique ? Oui vous avez des valeurs et des principes et pour cela vous croyez que vous ne le ferait pas parce que ca n'est pas en accord avec votre conscience. Seulement vous CROYEZ. Moi-même, je suis bourrée de valeurs et j'ai une montagne de principes, je prône fermement le faire-play, le respect de l'adversaire, du jeu et des règles. Mais je ne pourrai garantir à 100% que je les applique sur le terrain, et que je ne sois à l'abrie de toutes bavures en désaccord avec ma morale. Parce qu'entre être gentillement assis devant sa télé, et être sur le terrain portant rudement sur ses épaules les lourds espoirs de tout un peuple, il y a deux mondes. Parce que quand on joue plus de 2 heures, les jambes lourde, la tête opressée par la pression et l'obséssion de remporter ce match, en voyant la détresse de tes coéquipiers, ainsi que l'étau se refermer en voyant le chrono qui défile, permettez-moi de penser que l'on n'est plus spécialement conscient de ses convictions. La seule chose qui te hante, c'est marquer. Et vient un moment où l'un de tes coéquipiers se procure une occasion. Tu es a quelques centimètres de la cage adverse. Et il suffit d'une fraction de seconde, tout va très vite : l'inconscience te submerge, tu ne reflechie pas, tu n'as pas le temps. Tu commets ce qui est en temps normal pour toi l'irréparable, quelque chose à l'opposé totale de ta morale qui sur le coup dans le feu de l'action s'est complétement évaporée de ton esprit. Un geste instinctif. Et c'est seulement après, quelques heures plus tard, ton rythme cardiaque revenu à l'anormal, que tu te dis " merde, je crois que j'ai fais une connerie. J'ai fais quelque chose de mal, qui est contraire à ma morale. " ... L'erreur est humaine, en voici encore une preuve. Je n'approuve EN AUCUN CAS cette main de Thierry Henry, faute grave, mais je peux la comprendre. En revanche, ce que je n'admet pas, ce sont les personnes qui se permettent de dire l'air outré " jamais je ne ferai ça ". Parce que tu ne sauras JAMAIS comment tu réagirai si tu étais poussée à l'extrême de tes limites, enivrée par l'excitation et la panique du moment. L'impardonnable guette tout le monde, personne n'est à l'abrie. Y compris les joueurs, qui sont avant tout comme nous, simpliste ouvriers, fonctionnaires, chômeurs ou autre : humains. Voilà je pense la leçon majeur à tirer de cette sombre histoire.
« Quant à ceux qui auraient aimé qu'il se dénonce, ce sont de doux rêveurs. Quand ils commettent un excès de vitesse, passent-ils par la gendarmerie avouer leur faute avant de rentrer à la maison ! Soyons sérieux. A ce moment-là de la prolongation, avec la récompense qu'il y avait au bout, personne n'aurait résisté à la tentation. Trop humain. De la à faire du coupable un bandit de grand chemin, il ne faudrait quand même pas exagérer. Les Britanniques, qui tirent toujours les premiers et n'ont jamais rien commis de répréhensible sur une pelouse, en font " too much ". Même si l'on prête à Henry des vertus collectives qu'il n'a pas, c'est un des grands seigneurs de son sport. Doublé d'un fondu intégral. En faire le tricheur par excellence, c'est indigne. N'empêche que sa mimine restera comme une tâche sur sa tunique bleue. Bleu comme l'enfer d'une qualification au goût de cendres. »

